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  • : Je suis passionnée de merveilleux, de féérique et de fantastique en tout genre et j'aime beaucoup les activités manuelles dont la Pâte à Sel. Quoi de plus normal que d'allier les deux en créant le blog "Féérie Sel" sur lequel je vous présenterais mes créations. Alors en route pour un voyage aux côtés de nos bonnes fées.
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Histoires de fées ...


Les terres de "Faerie" sont insaisissables. Leurs frontières, faites de crépuscule et de brume peuvent apparaître n'importe où comme par enchantement, puis disparaître tout aussi vite. Même si en vérité, elles ne sont pas très éloignées de nous. Il suffit, pour y pénétrer de préserver ce regard émerveillé, celui de l'enfance. Si d'aventure vous y pénétrez, soyez sur vos gardes, car les esprits ont par dessus tout horreur de la curiosité des humains maladroits qui envahissent leur domaine.

Toutefois, les souterrains, les catacombes et les anciennes carrières sont les demeures traditionnelles des esprits.

Cependant il n'est recommandé à personne d'empiéter sur les collines des Fées. Pour découvrir l'entrée d'une caverne d'Elfe, située sur une de ces collines, il suffit d'en faire 9 fois le tour par nuit de pleine lune. La porte apparaîtra distinctement.
Visiter une colline habitée par les elfes demeure dangereux. Les cercles des Fées, rondes folles emportées par une musique ensorcelée, pourraient bien, si vous vous y joignez vous garder pour toujours en esclavage. De plus, pour être certain que l'on se trouve bien sur une colline enchantée, la présence d'aubépine, arbre sacré des Fées vous le confirmera.
Mais le meilleur moyen de rencontrer des Fées reste encore votre intuition. Car même si l'on trouve généralement les fées dans des lieux solitaires et reculés, on les rencontre également dans les jardins publics.
Certains arbres, certaines fleurs émettent des vibrations spéciales auxquelles les fées sont très sensibles. L'aubépine et les chênes ont leur préférence. Mais les arbres solitaires sont aussi souvent des arbres à fées. Ceux ci sont honorés par les Fées qui dansent autour de leur arbre fétiche à certaines époques de l'année. Recherchez également des paysages singuliers ou étranges, qui se détachent des autres et dont émane une aura particulière.
Texte de Brian Froud, auteur de "Good Faeries, Bad Faeries"

 


1. Définition et étymologie du mot "fée" :

 

Le mot fée provient du latin "fata", lui-même issu de "fatum" : la destinée.

L'étymologie laisse donc penser que la fée serait liée au destin, dotée d'un don de prédiction ou bien d'une capacité à influencer le destin.

Cette racine latine, renvoie à une créature tutélaire, celle qui se penche sur le berceau d'un nouveau-né pour apporter protection et grâces magiques.

Cette définition est une référence aux trois Moires, divinités gardiennes du Destin, de la mythologie grecque (les Parques de la mythologie romaine).

Avec la fée "fata", on retrouve aussi l'archétype classique des fées "matrones".


Le terme moderne "fée", était autrefois utilisé comme adjectif ("fé" ou "faé") en ancien français.
L'adjectif avait alors le sens "d'enchanté", touché par une magie.

 

 

Cet emploi élargissait la signification des fées ; elles avaient le don de lancer des sorts, les enchantements, illusions capable d'altérer les émotions et les perceptions, et étaient dotées ainsi de la capacité d'apparaître impressionnantes, terrifiantes ou invisibles.

 

Dans d'autres cultures occidentales, "fée" est traduit par un mot sans lien avec la racine latine "fata".

Par exemple, les cultures irlandaises ou scandinaves, avec les racines "sidh" ou "alf", issus du gaëlique ou du norrois. On constate alors, que la définition de la nature et du rôle des fées est beaucoup moins restrictive, autant dans l'étymologie que dans le folklore féérique.

Cette comparaison des traductions, permet d'apporter une définition plus globale en se basant sur les références identiques entre les différents folklores :

La fée est une créature surnaturelle et magique, souvent humanoïde et intelligente, liée aux forces de la nature (ou l'Autre Monde), et vivant en marge du monde des humains.

Cette définition élargie des fées, permet alors de rassembler autour du mot "fée" des créatures qui semblent présentes dans toutes les cultures : Les elfes et trolls scandinaves, les "bansheeds" celtes, les "apsaras" indiens, les "kitsunes" japonais…

Dans le folklore, de nombreuses classifications ont été faites à propos du "Petit Peuple" des fées. L'une des plus influente est certainement la division entre la "Cour Seelie" (ou parfois Cour de l'Eté ou des Lumières) et la "Cour Unseelie" (ou parfois Cour de l'Hiver ou des Ténèbres), d'après le folklore écossais. Le terme "Seelie" vient du gaélique et signifie "bénis".

Les fées et le folklore :

 

Folklore scandinave

Les fées du folklore scandinave sont issues principalement de la mythologie nordique.

On désigne dans le Bon Peuple, notamment : les elfes, les trolls, les gnomes

 

Folklore germanique

Les fées du folklore germanique sont liées à la mythologie germanique, très semblable à la mythologie nordique.

En plus de créatures semblables au folklore scandinave, on trouve plus spécialement : le Kobold et le Gobelin.

 

Folklore celtique

Les fées du folklore écossais, irlandais, anglais et breton semblent issues principalement de la mythologie celte.

Par exemple : la Banshee (ou Bansidh) qui habite le Sidh, personnage féminin connue en Irlande ayant des pouvoirs magiques.

Le korrigan breton (de la racine "korr" = nain) est proche du lutin.

 

Folklore français

Croisement de plusieurs influences (celtique en Bretagne, germanique à l'Est et romane au Sud), on trouve en France notamment lutins, gobelins et korrigans, en plus de la "dame fée" (fata).

Cependant, quand la France est apparue, la mythologie était déjà bien fixée et les personnages merveilleux spécifiquement français sont des inventions littéraires ou des évolutions de personnages issus d'un folklore plus ancien.

 


Folklore japonais

Les noms qu'on leur donne sont souvent féminins, ce qui signifie que les kitsune sont perçues comme une notion féminine. Elles sont rusées, jouent des tours et sont douées de pouvoirs magiques.

Au départ les kitsune étaient les messagères d'Inari, mais les deux notions ont été assimilées au fil du temps l'une à l'autre. On trouve des kitsune à l'entrée des sanctuaires d'Inari.

Les kitsune sont reliées tant aux rites shintos, taoïstes que bouddhistes.

Il y a plusieurs type d'esprits kitsune, tels que les kitsune spectrales (Les Bakemono Kitsune de trois types : Reiko, Kiko or Koryo), ou les kitsune célestes (Tenko).

2. Les fées connues (mythes, littérature) :



Morgane

On se souvient de la fée Morgane comme de la demi-sœur du roi Arthur. Elle est en fait la grande reine, souveraine de l'île fortunée d'Avalon, séjour des bienheureux.

Parfois identifiée à Morrigane, déesse de la guerre dans l'Irlande ancienne, elle tient lieu de déesse celtique de la mort. Sous l'identité de "Fata Morgana", elle préside à la destinée humaine et sait ce que le sort réserve à chaque personne.

Elle est réputée pour ses dons de guérison et de prophétie ainsi que sa connaissance des plantes médicinales. À l'instar du chaman, Morgane maîtrise l'art de la métamorphose et se transforme comme il lui plaît. La fée Morgane représente l'espace magique au fond de chacun de nous d'où émanent la sagesse et les forces de guérison, même à l'heure de la mort. L'ambivalence qui caractérise traditionnellement les représentations de la fée Morgane fait écho à l'inquiétude que nous inspire sa sagesse antique et insondable.




Viviane
Viviane est parfois fille de Dyonas, filleule d'une Sirène ou d'un roi. On la présente aussi comme une Diane chasseresse quelque peu masculine.
Elle est née au château de Comper, au nord de la forêt, et y coule de beaux jours jusqu'à sa rencontre avec Merlin. Elle partage une vie mortelle au milieu des intrigues de Camelot et une existence conforme aux êtres de Féerie sous les eaux de l'étang de Diane dans la forêt de Brocéliande.

Elle s'adonne à la haute magie, elle est la Dame du lac.

 

Belle comme toutes les Fées, elle a ce quelque chose de plus qui enchanta Merlin.

Sur le continent, la forêt de Brocéliande passait pour l'une des plus belles du monde connu. Merlin, en s'y promenant, passa un jour près d'une gracieuse jeune fille qui se mirait dans l'eau d'un lac. Elle portait le nom de Viviane.

L'enchanteur avait pris ce jour là l'apparence d'un séduisant damoiseau et non celle d'un vieillard contrefait. Viviane engagea la conversation et pour lui plaire Merlin lui offrit quelques enchantements: en son honneur il fit apparaître un magnifique château de cristal où se déroulait une fête merveilleuse, puis il rendit au paysage son premier aspect.
A dater de ce jour, l'enchanteur s'absenta souvent de la cour du roi Arthur: il allait en secret retrouver la jolie Viviane. Lors de ces rencontres, Merlin de plus en plus séduit, accepta de lui enseigner deux ou trois de ses tours les plus poétiques. La jeune fille apprit ainsi à danser sur l'eau sans se mouiller et à faire jaillir une rivière à sa volonté.
Mais Viviane voulait garder Merlin toujours à ses côtés. Elle réussit à lui faire avouer presque tous ses secrets, et un jour où il s'était endormi, la tête posée sur ses genoux, elle fit à l'aide d'un voile, un cercle magique autour de son ami qui devint ainsi son prisonnier à jamais.

Bien sûr Merlin avait tout deviné, mais par amour il avait laissé faire. Il était définitivement retourné dans l'Autre monde, celui des fées et des magiciens, sans trop de chagrin car il aimait Viviane plus que sa liberté

Fée dont l'apparition se perd dans la nuit des traditions armoricaines, c'est elle qui enleva Lancelot du Lac, célèbre chevalier de la table ronde, dont elle fit l'éducation.



Mélusine

L'origine de Mélusine est royale. En effet, sa mère, la fée Présine, avait charmé son père Elinas, le roi d'Ecosse, non sans lui avoir fait promettre, avant leur mariage, de ne jamais chercher à la voir pendant qu'elle accoucherait.

Le roi Elinas, oubliant sa promesse, enfreint l'interdit. Présine dut alors se réfugier avec ses trois filles, Mélusine, Mélior, et Palestine, dans l'Ile perdue (Ile d'Avalon).

Lorsqu'elles devinrent grandes, celles-ci, usant de leurs pouvoirs de fées, décidèrent d'enfermer leur père dans la montagne magique de Northumberland. Cela parut trop sévère à Présine qui jeta un sort sur ses filles. Elle dit à Mélusine : " Tous les samedis tu seras serpente du nombril au bas du corps. Mais si tu trouves un homme qui veuille bien te prendre pour épouse et promettre de ne jamais te voir le samedi, tu suivras le cours normal de la vie. Toutefois si ton mari vient à percer ton secret, tu seras condamnée à retourner au tourment jusqu'au jugement dernier".

Mélusine rencontra Raymondindans la Forêt de Cé près de Lusignan. Ce dernier tomba amoureux de Mélusineet la demanda en mariage. La fée, accepta de l'épouser et lui fit promettre de n'avoir aucun doute sur son origine et de ne jamais chercher à la voir le samedi. En échange, elle offrit à Raymondin sa fortune ainsi qu'une nombreuse et longue descendance.

Poussé par son frère, le comte de Forez, Raymondin transgressa la règle et fit avec la pointe de son épée un trou dans la solide porte en fer qui gardait le chambre de sa femme. Dans une immense cuve de marbre blanc Mélusine se baignait. Elle peignait ses longs cheveux, nue de la tête jusqu'au nombril. Dans l'eau trempait une gigantesque queue de serpent qui claquait de temps à autre et projetait des éclaboussures jusqu'à la voûte de la chambre.

Mélusine trahie s'enfuit dans un cri par la fenêtre et plus jamais son mari ne la revit sous forme humaine. Toutefois, la légende nous enseigne que Mélusine revint pendant trois jours, à chaque fois que l'une des forteresses qu'elle avait construites changea de maître, et qu'elle apparut toutes les fois que l'un de ses descendants fut sur le point de mourir.


Titania

Titania est le nom donné par William Shakespeare à la déesse des Fées des contes populaires anglais qui, traditionnellement n'avait pas de nom. Il emprunta ce nom à Ovide qui dans les Métamorphoses nomme Titanias les soeurs des Titans.

Dans la pièce de Shakespeare, Titania est la femme d'Oberon.

Touchée par un sort jeté par Puck sur ordre de son mari, elle tombe endormie. L'enchantement voulut qu'elle tombe amoureuse du premier venu à son réveil.




Dame blanche

Dans le folklore ancien, il s'agit de fées, moitié déesses, moitié sorcières, que l'on rencontre dans tous les pays du monde. Elles ont une parenté évidente avec la Guenièvre de la légende arthurienne et la fée Mélusine.Elles habitent les nuits des landes et les forêts et s'attaquent parfois aux rares passants.

La dame blanche annonciatrice d'une mort prochaine est la transposition continentale de l'ancien mythe irlandais de la "banshee", repris dans la légende de la fée Mélusine au XIVe siècle: attachée à la puissante lignée des Lusignan, son apparition sur une des tours du château de Lusignan, accompagnée de hurlements lugubres et de sifflements, annonçait la mort d'un membre de la famille dans les trois jours.

 

Abonde

La fée Abonde, la première des fées bienfaisantes.

Fée que seuls les ouvrages de référence anciens paraissent évoquer.

Son nom et ce qu'on en dit rappelle Abondance, divinité allégorique de la mythologie grecque.

 


Les fées "marraines"

Voilà ce que l'on demande, le cinquième jour après la naissance, aux " Tria Fata ", aux trois Fées maîtresses des destinées individuelles et inéluctables de l'homme :
La première, Clotho, la fileuse, personnifie la trame de l'existence : elle fait tourner le fil de laine. Dès qu'un homme voit le jour, Clotho commence aussitôt à filer dans le ciel de sa vie. Une étoile se trouve au bout de ce fil.
La seconde, Lachésis, offre les dons et la part de chance auxquels chaque homme a droit.
La dernière, Atropos, est l'inflexible destinée contre laquelle nul ne peut rien, celle qui coupe le fil de la vie. Au moment où le Destin veut que l'homme disparaisse, son fil se rompt et l'étoile tombe et s'éteint.

Il y a trois périodes dans le temps, le passé qui est déjà filé et dévidé dans le fuseau, le présent qui passe dans les doigts de la fileuse ; le futur c'est la laine enroulée sur la quenouille qui doit passer par les doigts de la fileuse sur le fuseau comme le présent doit devenir le passé.
On a vu les Fées Marraines élancées et nobles d'aspect, puis vieilles et cassées, déformées par les années de travail : un pied plat à trop pousser la pédale du rouet, la lèvre pendante à tant mouiller le fil, le pouce écrasé à force d'étirer le fil de la vie.
Aujourd'hui, l'imagerie des contes décrit l'une en Fée Bleue des rêves d'enfants et des vœux exaucés : gracieuse au visage doux et rayonnant, encadré de cheveux blonds, le corps svelte et ailé enveloppé de voiles d'azur.

La seconde est en Dame Tartine replète et gourmande, volubile et écervelée, ange gardienne gaffeuse.
La troisième a gardé l'aspect de la parque inflexible coupant de ses ciseaux le fil de la vie : noire et maigre, le nez crochu et le menton pointu, la serre crochue, c'est Carabosse.

Elle porte désormais une baguette magique au lieu du rouet, de la quenouille et des ciseaux.

Disney a écarté Carabosse des Fées marraines, donnant le rôle du Tria Fata aux fées Dame Flora, Dame Pimprenelle et Dame Pâquerette.

 

Carabosse

La version la plus ancienne du conte qui nous soit parvenue est celle de Le Soleil, la lune et Thalie, extraite du Pentamerone de Giambattista Basile. Il n'y est cependant pas question d'une méchante marraine. Si le destin de Thalie est bien prophétisé, il ne résulte pas d'un sort qui lui est jeté.

Dans les deux versions postérieures du conte, qui restent les plus connues, la fée Carabosse n'apparaît pas en tant que telle :

dans sa version, Charles Perrault ajoute le personnage de la méchante marraine, mais elle est présentée comme une « vieille fée », sans précision sur son nom.

dans l'adaptation des frères Grimm, elle devient la « treizième fée », par opposition aux onze premières qui offrent à la princesse des dons merveilleux et à la douzième qui intervient en dernier ressors pour atténuer la malédiction.

Le personnage de la méchante marraine est antérieur aux écrits de Charles Perrault. Sa première apparition remonte au 13e siècle, dans la chanson de geste «  Les Prouesses et faitz du noble Huon de Bordeaux » : Obéron, le roi des Elfes, explique à Huon qu'il doit son aspect à une fée en colère qui lui jeta un sort le jour de son baptême.



Clochette

La fée Clochette est un des personnages imaginée par Sir James Matthew Barrie. Elle accompagne Peter Pan dans ses aventures dans "Peter Pan et Wendy", écrit après "Peter Pan dans les jardins de Kensington", moins connu, Disney ne l'ayant pas adapté au grand écran.
Le véritable nom de la fée Clochette est Clochette-la-Rétameuse parce qu'elle répare les casseroles et les bouilloires. C'est une personne de taille petite, légèrement encline à l'embonpoint et habillée d'une feuille taillée très court. Elle parle par un tintement argentin.

Clochette est une personne pleine de qualités mais aussi pleine de défauts... Elle n'est pas foncièrement méchante quoiqu'elle puisse se montrer jalouse et haineuse.

Vaniteuse, dévergondée et impolie, elle est si petite qu'elle n'a de place que pour un seul sentiment à la fois !

Clochette est brillante et zèbre ainsi l'obscurité de traînées lumineuses. Elle ne s'éteint que lorsqu'elle s'endort mais ne peut dormir que si elle a réellement sommeil. Elle a le pouvoir de libérer du pollen qui permet de voler. 

3. Royaumes distinctifs des fées :

Où se trouve le royaume des fées ?
Ici, là ... quelque part ... juste derrière le coin, sous un bouton de rose, dans le creux d'un arbre, aux profondeurs de la forêt éclairée par la lune, voilée par le brouillard matinal s'accrochant aux collines - dans une autre dimension, pas trop éloignée de celle humaine, en fait, très proche. Le monde des fées interpénètre le monde des hommes.
Toutefois, comme il vibre  à une fréquence différente, seuls les hommes chanceux et sensibles l'aperçoivent à certains moments et à certains endroits.
The Faery Bible - Teresa Moorey

Les fées et leur monde sont notoirement irrationnels et inconstants - on peut les connaitre néanmoins en se fiant à ses instincts et à ses perceptions.
Les quatre merveilleuses cités féériques sont chacunes liées à l'un des quatre éléments : air, eau, feu et terre, à sont tour connecté respectivement à l'est, à l'ouest, au sud et au nord.

La Cité féérique de Gorias
Gorias est la cité de l'air et de l'est. Un ruisseau cristallin, alimenté par plusieurs cascades scintillantes tombant des cimes vertigineuses, serpente à travers une vallée d'émeraude. Dans la vallée, on aperçoit un bâtiment carré au toit  étincelant d'or pur. L'atmosphère de tranquilité et de paix prédomine, les fleurs sont abondantes, les champs sont pleins de laboureurs souriants.
Le maitre féérique qui enseigne à ce pays tient  une épée qui symbolise le pouvoir qu'a l'intellect de transpercer l'ignorance. Dans l'autre main il tient une fleur qui annonce que cette action est tempérée par la douceur.
L'air est l'élément le plus associé à la pensée.

La Cité féérique de Finias
Finias est la cité du feu et du sud. Les sables baignés par le soleil s'étirent au loin, une oasis abrite un groupe de bâtiments anciens. Enjambée par une arche impressionnante, une route conduit dans le désert, son sol aride se désintégrant en poussière. Ici la lumière est éternelle, la nuit ne descend jamais. La route se dirige vers le coeur de la cité, vers une vieille bâtisse couverte de symboles mystérieux.
Son intérieur est frais et accueillant. Des senteurs agréables remplissent la salle, et tout semble possible.
Le maitre féérique qui enseigne à Finias transmet tout ce qu'il est possible de transmettre, car le feu est l'élément le plus associé à l'imagination et à l'intuition. On est invité à devenir une partie intégrante de cette vibration.

La Cité féérique de Murias
Murias est la cité de l'eau et de l'ouest, située sur les rivages d'un océan occidental.
Derrière elle s'élèvent des collines vallonnées. Les gouttes de pluie sont portées par le vent, faisant scintiller au crépuscule les rues pavées. Beaucoup de navires féériques, chargés de produits étrangers, se balancent dans le port.
Une grande cathédrale est bâtie sur une élévation. Son intérieur faiblement éclairé resplendit de sculptures étranges, suggérant une sagesse ineffable.
Le maitre féérique qui enseigne à Murias veut ouvrir le coeur du visiteur à ses propres sentiments et à ceux des autres, car l'eau est l'élément associé aux émotions.

La Cité féérique de Falias
Falias est la cité de la terre et du nord. On l'aproche dans les ténèbres envahissantes. Ses tours sont faites de métal et surmontées de joyaux éclatants qui scintillent comme des phares. La cité est massive et solide. Familière, elle évoque le plan de toutes les villes terrestres. En son centre, un immense morceau de roche émet une aura d'infine ancienneté.
Le maitre féérique de Falias désire que le visiteur soit conscient  de sa connexion avec la terre et touche cette roche, afin de comprendre l'ancienneté de son âme.
La terre est l'élément connecté à la réalité, à l'expérience et à la source de l'existence.


4. Cercles et sentiers des fées :

Cercles des fées
Les "cercles des fées" sont des cercles d'herbe d'une teinte plus foncée, causés par la propagation d'une moisissure. Ce n'est pas là le seul  type de cercle trouvé dans la nature. Les "crop circles" sont un phénomène naturel très connu, et d'autres végétaux, y compris l'herbe, peuvent être trouvés en une formation circulaire. La mousse pousse parfois en cercle, la base des arbres est entourée d'un bout de sol vide, de forme plus ou moins circulaire.
Tous ces lieux  sont fréquentés par les fées, qui aiment y danser. Si on médite dans un tel cercle, on entre forcément en harmonie avec les fées.

Sentiers des fées
Les sentiers des fées sont assez nombreux. Ce sont des chemins étroits sortant apparemment de nulle part et s'achevant soit brusquement, soit près d'une pierre ou d'un monticule. Ce genre de sentiers signale une interface entre ce monde et celui du Petit Peuple. Les êtres subtils qui l'empruntent sont plus facilement visibles là, spécialement si le regard va au-delà, sans fixer directement le chemin aperçut du coin de l'oeil.


5. Processions, voyages et transports des fées :

Le Petit Peuple a la réputation de se déplacer en une magnifique cavalcade, suivant leur roi et leur reine.
Les processions féériques sont les plus susceptibles d'être aperçues sur les sentiers des fées, suivant les lignes ley, lignes d'énergie subtile. Généralement rectilignes, ces lignes passent entre  des points significatifs, comme le sommet d'une  colline ou un arbre ancien. Les processions féériques sont souvent la scène de rencontres notables entre mortels et fées.
Les fées irlandaises voyagent plus souvent par des moyens surnaturels. Certaines chevauchent des gerbes de végétaux, d'autres se déplacent en un clin d'oeil en prononçant un mot magique. Les fées se servent rarement de leurs ailes pour voyager. Les ailes vaporeuses symbolisent juste que les fées peuvent se déplacer sans être entravées par le temps, l'espace et la gravité.
Au début du 19e siècle, près de Glen Eathie en Ecosse, un frère et une soeur ont vu la dernière procession des fées.
Lorsqu'une cavalcade de petites créatures les a dépassés, le garçon a demandé qui elles étaient et où elles allaient.
On lui avait répondu qu'elles n'étaient pas de la race d'Adam, et que les Hommes de paix ne seraient plus jamais vus en Ecosse. Avec les débuts de l'industrialisation et des Lumières, les fées n'y avaient apparemment plus leur place ...


6. Fêtes féériques :

Les fêtes des fées prennent place aux points de transition des saisons. Les équinoxes et les solstices sont déterminés par la position du soleil, les quatre autres fêtes étant célébrées quand le moment semble approprié, si bien que les dates ci-dessous sont approximatives :

Imbolc (2 février)
Imbolc est le point délicat où l'on passe des profondeurs de l'hiver à la Nuvelle année. La gelée scintille et la lumière pâle se prolonge davantage tous les soirs, rappelant que le printemps approche.
C'est un moment de purification visant à faire de la place à ce qui arrive.

Equinoxe de Printemps (21 mars)
A cette époque planter des arbres est une activité très amicale à l'égard des fées.
Une mise en ordre saisonnière du jardin est aussi conseillée.

Beltaine (30 avril)
C'était le début celte de l'été, marquant par ailleurs une importante transition pour le Petit Peuple.
A cette époque les Celtes Milésiens avaient accosté sur les rivages de l'Irlande du Sud Ouest ou résidait le dernier peuple magique des Tuatha dé Danann, dont descendent les Sidhe, qui s'était retiré du monde des humains dans les Collines creuses.

Solstice d'Eté (22 juin)
Au solstice d'été , le soleil reste immobile avant de commencer à décroître à mesure de l'avancée dans la seconde moitié de l'année. Les fleurs sont colorées et luxuriantes, un jour radieux semble s'amalgamer au suivant lorsque le crépuscule tardif se fond dans les premiers rayons de l'aube.
Le monde naturel n'est jamais aussi accueillant qu'à cette époque.

Lammas (31 juillet)
Lammas est la variante chrétienne d'une fête bien plus anciene, Lugnasad, la "fête de Lug", dieu celte, seigneur de la tribu des Tuatha dé Danann. Son nom signifie "l'éclatant". A Lammas, les champs prennent la couleur dorée des blés et sont parsemés de coquelicots rouges. C'est un moment de détente et d'abondance, mais le thème sous-jacent de mort est aussi présent, car l'esprit du blé doit être sacrifié pour moissonner la récolte. Il est conseillé de ramasser quelques épis de blé et les attacher ensemble, tout en s'engegeant à entretenir la terre : nettoyer une zone négligée du jardin, planter un arbre. Ce sera le paiement symbolique de ce que soi-même - et tous les autres - prennent à la terre.
Selon certains, Lug est le seigneur de l'année en déclin, et sa danse - à travers les blés ondoyants et bruissants - est une danse de mort, rappel que tout se confond en amour et en beauté.

Equinoxe d'Automne (21 septembre)
Lors de l'équinoxe d'automne, la nature se tient entre la lumière et l'obscurté, néanmoins les ténèbres gagnent du terrain. Les haies sont chargées de baies, et le brouillard subsiste dans les vallons. Parfois le vent souffle de nulle part et fait bouger les branches dénudées. D'autres jours, le soleil doux effleure les champs de ses doigts obliques.
C'est une époque de réflexion, mais aussi de travail, pendant laquelle on préparait jadis les conserves pour l'hiver.

Samhain (31 octobre)
Cette vieille fête celte marquant le début officiel de l'hiver est devenue la Toussaint chrétienne - époque du souvenir des morts. Traditionnellement c'est le début de la saison des contes. Quand le vent siffle, quand le brouillard descend, la famille et les amis se réunissent autour de l'âtre pour parler du passé et des disparus.
Cerridwen est la déesse la plus associée à cette époque. Dans son chaudron magique elle prépare la boisson conférant l'inspiration.

Yule (22 décembre)
Yule est le solstice d'hiver. Le soleil semble de nouveau immobile, mais cette fois-ci la saison est prête pour le retour de la lumière. En installant l'arbre de Noël, il faut se rappeler que les arbres à feuilles persistantes sont un symbole de la vie résistante de la nature.

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Fée protectrice

Des fées correspondent aux signes astrologiques que nous connaissons.
La fée qui me protège depuis ma naissance, semble t'il, est la très connue Fée Morgane.
Elle est princesse des esprits Salamandres qui apportent la ténacité pour les vastes projets. Elle gouverne l'univers de la chaleur et favorise l'enthousiasme et le charisme. Elle a des pouvoirs pour soutenir les chefs et les créateurs et elle obtient des réalisations d'ampleur de longue haleine.
A ma naissance elle se serait penchée sur moi et aurait murmuré :
Tu seras dotée d'une personnalité majestueuse,
Tu jouiras d'une grande moralité,
Tu montreras à tes pairs la direction à suivre
Tu résisteras aux intempéries de la vie
Ta générosité sera sans failles.

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